Le Conseil National accepte avec une large majorité le plan directeur concernant le libre accès aux données publiques

Lundi soir (9 septembre 2013) le Conseil National a accepté par 120 voix contre 59  le postulat Riklin demandant l’établissement d’un plan directeur concernant le libre accès aux données publiques. Ce soutient clair du parlement à l’ouverture des données publiques et à la mise en oeuvre de l’Open Government Data en Suisse réjouit le Groupe parlementaire pour une informatique durable ainsi que l’association Opendata.ch.

politnetz_masterplan-ogd_130910Source: politnetz.ch

 

Les socialistes, les démocrate-chrétiens, les libéraux-radicaux ainsi que les verts ont dans leur grande majorité accepté le texte. Le Non provient presque exclusivement de l’UDC et des verts libéraux.

Depuis son lancement par la conseillère nationale Kathy Riklin en 2011, sous l’impulsion de l’association Opendata.ch, l’ouvertures des données publiques en Suisse a clairement progressé et la majeur partie des points soulevés par le postulat sont en passe d’être réalisés. En effet l’administration fédérale  a entrepris un inventaire des divers sources de données publiques pouvant être ouvertes (point 1 du postulat). De plus la nouvelle étude Adelheid Bürgi-Schmelz « Impact Economique liée à l’ouverture des données publiques » offre une bonne évaluation du potentiel exploitable, des opportunités et des risques liés au libre accès aux données publiques, en termes d’amélioration de la transparence, de création de valeur ajoutée et d’efficacité accrue du gouvernement et de l’administration (point 2 et 3 du postualat). Ce vote du conseil national, très majoritairement positif, donne un signal positif clair au Conseil Fédéral sur la nécessité de la mise en oeuvre concrète d’une politique d’ouverture concernant nos données publiques.

Prochains postulats déjà agendés
Prévu le 23 et 24 septembre 2013 dans le cadre des négociations sur les affaires du Département fédéral de justice et police, la motion proposée par Graf-Litscher « Open Government Data. Libre accès aux données publiques de la Confédération » sera soumis au vote du parlement. Là aussi, depuis la soumission de la motion, la mise en oeuvre de la plupart des actions demandées par la motion a déjà été finalisée. Le seul point restant encore ouvert est l’établissement et la publication d’un inventaire des toutes les données publiques fermées détenues par notre administration fédérale.

Prochaine conférence sur l’Opendata à Genéve
Ce signal clair du parlement arrive à point nommé pour la conférence internationale sur l’ouverture des données qui se tiendra du 16 au 18 Septembre à Genève. Parrainée par le conseiller fédéral Alain Berset, l’OKCon donnera l’occasion à notre administration fédérale de se confronter aux acteurs internationaux de l’Open Data. C’est ainsi que les Archives Fédérales Suisses (AFS), l’Office Fédéral de Topographie (swisstopo), de Météorologie (MétéoSuisse) et de la Statistique (OFS) présenteront leur projet pilote de portail fédéral suisse Opendata OGD@Confédération.

Sur le plan international de nombreux acteurs clefs tels l’UNICEF, l’UNESCO, l’UNITAR, le CERN ou la Banque Mondiale seront également présents.

Publié dans Administration fédérale, Légal, Open Gov Data, Presse | Laisser un commentaire

Conférence OKCon: Genève devient pendant 2 jours la capitale mondiale de la transparence et du partage des connaissances

OKCon_250x250Du 16 au 18 septembre prochain, Genève accueillera l’ Open Knowledge Conference (OKCon), un rendez-vous  international dédié à la transparence et à l’ouverture des données publiques. La capitale onusienne sera ainsi pour quelques jours le point de ralliement de toute la communauté Open Data provenant de plus de 50 pays. Représentants des Nations Unies et des administrations publiques, militants du mouvement de l’ouverture des données publiques,  entrepreneurs, créateurs et journalistes tenteront de ré-inventer la transparence de demain. Développeurs, journalistes, designers,  diplomates et travailleurs de l’humanitaire confronteront leur idées sur le formidable potentiel lié à la réutilisation des données déjà disponibles. 

Ces dernières années la transparence est devenue, pour de nombreux gouvernements, une thématique majeure. De la Maison Blanche à Downing Street, du Brésil jusqu’à Berne, l’ouverture et le partage des connaissances prennent ainsi de plus en plus d’importance. Que ce soit sous la forme d’images, de textes, de données géographiques, scientifiques, administratives ou culturelles, la masse et la richesse des données publiques ne cessent de grandir. Au delà des objectifs de transparence, la réutilisation de ces données par des acteurs économiques privés donne naissance à de nouveaux services et devient ainsi une formidable source d’innovation.

Parrainée par le conseiller fédéral Alain Berset , l’OKCon donnera l’occasion à notre administration fédérale de se confronter aux acteurs internationaux de l’Open Data. C’est ainsi que les Archives Fédérales Suisses (AFS), l’Office Fédéral de Topographie (swisstopo), de Météorologie (MétéoSuisse) et de la Statistique (OFS) présenteront leur projet pilote de portail fédéral suisse Opendata  OGD@Confédération.

Sur le plan international de nombreux acteurs clefs tels l’UNICEF, l’UNESCO, l’UNITAR, le CERN ou la Banque Mondiale  seront également présents.

Au programme

Durant trois jours, conférences, ateliers et expositions traiteront des divers aspects liés à l’ouverture des données publiques, notamment à son expansion à de nouveaux secteurs. En effet, ces dernières années, au delà des données purement gouvernementales, les initiatives se multiplient et prennent de l’importance dans des domaines tels que la recherche, la culture ou le développement international.

Le premier volet des discussions concernera la réponse des gouvernements, de l’ONU et des organisations internationales au mouvement de l’ouverture des données publiques. Le deuxième abordera la question de la pérennisation de l’Open Data, alors que le troisième posera la question de savoir comment connecter les écosystèmes et portails de données afin qu’ils ne terminent pas en silos isolés. Le programme complet de la conférence se trouve à l’adresse suivante http://okcon.org/schedule/.

Intervenants principaux

EllenMiller
Ellen Miller est co-fondatrice de la Sunlight Foundation, organisation majeure  engagée dans la promotion de l’ouverture des données publiques du gouvernement américain. En savoir plus
JayNaidoo
Jay Naidoo est à la tête de la fondation Global Alliance for Improved Nutrition (GAIN), organisation engagée dans la lute contre la malnutrition. Il fut  également mintistre de la communication dans le cabinet de Nelson Mandela. En savoir plus.
BenjaminWiederkehr
Benjamin Wiederkehr dirige interactivethings.com, une agence zurichoise spécialisée dans la visualisation de données ayant acquis une réputation internationale. Ils ont notamment réalisés avec la ville de Genève le projet Villevivante.ch En savoir plus
AndreasKellerhalsAndreas Kellerhals est directeur des Archives Fédérales Suisses (AFS), organisation chapeautant la réalisation du projet pilote OGD@Confédération qui sera lancé durant la conférence  En savoir plus JillCousinsJill Cousins est la directrice de la fondation Europeana et du portail de recherche Europeana.eu. Elle l’intervenante principale de la session “Building a Cultural Commons”. En savoir plus ChrisVeinChris Vein est CIO de la Banque Mondiale et responsable des nombreuses initiatives Opendata lancées de par le monde par cette dernière. En savoir plus

Vous trouverez plus d’informations sur les intervenants à cette adresse: http://okcon.org/main-speakers

Interviews

Le Conseiller fédéral Alain Berset patron de la manifestation:

« L’évolution vers une société de l’information ouvre aux citoyens des horizons insoupçonnés. Mais cela implique une responsabilité accrue : l’approche Open Government Data telle qu’elle a été définie est à la fois une réponse à la revendication d’émancipation intellectuelle formulée par les philosophes des Lumières et une contribution à l’une des missions premières de l’État, à savoir exploiter les infrastructures dans l’intérêt de l’ensemble des citoyens. Dans le cadre de la société de l’information, la solution est une infrastructure fondée sur les connaissances. Nous n’en sommes qu’aux prémisses de cette évolution, dont on ne peut sous-estimer l’importance pour notre société et que nous devons soutenir en travaillant main dans la main. Avec OGD@Confédération par exemple, un projet pilote qui sera lancé dans le cadre de cette conférence. »

Texte complet sur admin.ch.

Hannes Gassert, co-fondateur d’Opendata.ch :

« Avec cette conférence l’Open Data s’enracine plus solidement en Suisse, et ceci à peine deux ans après le début de notre mouvement: non seulement notre pays accueille l’événement mondial le plus important dans ce domaine, mais de plus nous célébrons le lancement du portail national ODG@Confédération. Le sujet s’établit progressivement dans l’agenda politique et va continuer à beaucoup nous occuper. Nous sommes convaincus que l’ouverture des données publiques permet plus de transparence, favorise le débat et la participation citoyenne toute en stimulant l’innovation, donnant un nouvel élan à notre démocratie directe. »

Rufus Pollock, fondateur de l’Open Knowledge Foundation:

« Nous constatons avec plaisir que beaucoup de pays ont entamé un processus d’ouverture de leurs données publiques, que ce soit dans le cadre du G8, du partenariat pour un Gouvernement Ouvert (Open Government Partnership) ou dans le cadre d’initiatives nationales et locales. Le fait que des décideurs du monde entier se réunissent maintenant à Genève est un pas important vers un consensus pour l’accès libre aux données, qui doit maintenant s’intensifier à tous les niveaux. L’Open Knowledge Conference 2013 est une sorte de « Nations Unies de l’Ouverture ». Nous aimerions d’ailleurs que les Nations Unies prennent un rôle majeur dans l’ouverture des données publiques et dans la mise en oeuvre à l’échelle mondiale d’une réelle transparence. »

Atelier make.opendata.ch sur le thème de la loi et de la justice

mobility-hackdays_interoperabilityEn plus des séances plénières et des divers ateliers pratiques, développeurs, designers, journalistes, juristes, avocats et citoyens porteurs d’idées se rencontreront pour un nouvel atelier make.opendata.ch : durant cette cinquième édition les participants tenteront d’explorer l’interface complexe et multiple entre droit, justice et informatique en imaginant de nouvelles applications permettant un accès et une compréhension facilités des textes de loi. Pour plus d’information consultez l’adresse  make.opendata.ch/legal.

Informations pratiques

Contact

Pour plus d’information ou demandes d’interview veuillez consulter http://okcon.org/press ou vous adresser à press@okcon.org. Hannes Gassert (membre du comité de l’organisateur Opendata.ch) se tient à votre disposition pour toutes demandes d’informations: +41 78 663 11 09 ou hannes.gassert@opendata.ch.

Date et Lieu

La conférence OKCon 2013 aura lieu du 16 au 18 septembre 2013 à Genève dans le Centre Internationale de Conférences CICG.

Organisateurs

La conférence est co-organisée par l’association Opendata.ch et l’Open Knowledge Foundation en collaboration avec l’Administration Fédérale et la conférence Lift.

L’association Opendata.ch, hôte de la manifestation, représente de manière officielle l’Open Knowledge Fondation en Suisse. Elle s’engage depuis 2011 à faire de l’ouverture des données publiques en Suisse une réalité. D’une part elle aide le politique à faire avancer la cause de l’Opendata par le biais de motions et interventions parlementaires. Elle organise également une fois par année une conférence nationale réunissant tous les acteurs clefs de l’Opendata (2011, 2012) , ainsi que divers ateliers pratiques où, sans attendre l’ouverture officielle des données, développeurs, journalistes, designers et citoyens se confrontent directement aux données déjà existantes et tentent d’imaginer de nouvelles applications.

Publié dans Evènements, International, Open Gov Data, Presse | Laisser un commentaire

Nouvel atelier make.opendata.ch sur le thème de la loi et de la justice

law_mining_hackathon_2013

Pour leur cinquième édition, les ateliers make.opendata.ch exploreront l’interface complexe et multiple entre droit, justice et informatique. En utilisant les données publiques déjà disponibles, développeurs, designers, journalistes, juristes, avocats et citoyens porteurs d’idées tenteront d’imaginer de nouvelles approches et applications permettant un accès et une compréhension facilitées des textes de loi. L’atelier se tiendra à Genève du 16 au 19 Septembre 2013 au sein même de la conférence OKCon organisée conjointement par la fondation Open Knowledge et l’association Opendata.ch.  

L’interface entre systèmes légaux et systèmes informatiques est vaste et complexe. Elle présente de nombreuses facettes et soulève de nombreuses questions. L’ accès facilité aux sites officiels de diffusion de la législation permettant aux citoyens de plus facilement et plus directement prendre connaissance de leurs droits, n’est qu’un aspect de la thématique. Sur un autre plan, de nombreuses questions d’ordre plus général en lien avec la gouvernance d’internet se posent également. Que doit être Internet en tant que produit social, dans une perspective juridique ? Est-ce un espace privé, un espace publique prenant la forme d’un forum ou d’une agora postmoderne ? Quelles sont les limites de la liberté d’un citoyen dans la divulgation d’informations potentiellement offensives au moyen d’Internet ? Comment garantir le respect de la vie privée ou des droits de la propriété intellectuelle ?

john-sheridan_good-law-from-open-dataGood Law from Open Data de John Sheridan des Archives Nationales.

Ces divers rapports entre droit, justice et technologie seront au centre du prochaine atelier make.opendata.ch. L’atelier est ouvert à tous, aussi bien aux développeurs, aux citoyens, aux juristes qu’aux autres acteurs du domaine légal. C’est précisément la pluridisciplinarité qui fait la force du format: produire en deux jours des prototypes (applications web, apps ou visualisations) permettant d’expliciter ce qu’il est possible de réaliser avec les données publiques déjà disponibles. Ces « apps » offrent un traitement de l’information juridique et permettent ainsi de jeter des ponts entre données publiques, avocats, législateurs et citoyens.

Cette édition aura un caractère exceptionnel. En effet elle se déroulera à Genève, au sein de la conférence internationale de l’Open Knowledge Foundation OKCon. C’est donc une occasion unique de rencontrer directement tous les principaux acteurs internationaux de l’OpenData. Ne manquez pas ce rendez-vous !

Les personnes se rendant en train à la conférence depuis Zurich pourront si elles le désirent déjà se retrouver dans un wagon « Opendata.ch » dédié ! Vous trouverez plus d’informations d’ordre pratique sur le site http://make.opendata.ch/legal.

Publié dans Evènements, Open Gov Data | Laisser un commentaire

A ne pas manquer: OKCon 2013 à Genève – l’évènement Opendata.ch de l’année!

610x100

L’association Opendata.ch en collaboration avec l’Open Knowledge Foundation (OKFN) et Lift Conferences sont fiers d’annoncer cette année la tenue de la Open Knowledge Conference, l’OKCon 2013, qui se tiendra du 16 au 19 septembre à Genève.

(version anglaise ci-dessous)

Du 16 au 18 septembre se déroulera à Genève l’ Open Knowledge Conference (OKCon), une conférence internationale dédiée à l’Open Data. La Suisse sera ainsi pour quelques jours le point de ralliement de la communauté Open Data internationale provenant de plus de 50 pays. En tant que pays hôte de la manifestation, la délégation Suisse offrira un panel d’intervenants tout particulièrement étoffé et prestigieux.

250x250 Sous le thème « Open Data – Broad, Deep, Connected » les expériences passées et les développements futures seront présentés. Le programme de l’OKCon offre un large aperçu des développements actuels, ainsi que d’une vaste palette d’ateliers présentant les possibilités réelles de l’Open Data.

Les autorités suisses saisiront également l’occasion pour lancer et présenter leur nouveau Portail Open Data, permettant ainsi à la Suisse de s’aligner sur ses partenaires européens et internationaux. L’OKCon 2013 sera de plus sous le patronage du conseiller fédéral Alain Berset qui souligne dans son message que le « bon fonctionnement d’une démocratie et la prospérité d’une société appellent un accès aussi large et aussi équitable que possible à l’information ».

La ratification de la charte Open Data Charter à l’occasion du dernier sommet G-8 montre clairement que l’Open Data devient un standard international que chaque pays démocratique se doit de respecter. L’ouverture des données publiques doit être une priorité pour tous ceux qui, dans l’administration publique, dans les entreprises, les médias, les institutions scientifiques et dans la société civile, sont responsables de données. La OKCon à Genève est une occasion unique de faire un état des lieux.

La « Open Knowledge Conference » est un rendez-vous à ne pas manquer pour tous ceux qui s’intéressent à Open Data ! C’est même le seul évènement cette année se consacrant exclusivement à ce thème, et ce au niveau mondial. Nous vous invitons tous à réserver aujourd’hui votre billet pour la OKCon 2013. Nous nous réjouissons de vous voir nombreux le 16 septembre à Genève !

C’est avec plaisir que nous vous proposons le code promotionnel suivant, qui vous offre une réduction de 15 % sur tous les billets jusqu’au 15 aôut :

commander un billet dès maintenant


English version after the jump: Lire le reste de cet article »

Publié dans Evènements, International | Mots-clefs : , | Laisser un commentaire

Open Data : les pays du G8 doivent accentuer leurs efforts pour ouvrir de manière plus large les données publiques d’importance

Le communiqué de presse publié par OKFN: G8 countries must work harder to open up essential data

Cambridge & Zürich, 14. Juin 2013

G8L’ouverture des données publiques et la transparence seront l’un des thèmes principaux du sommet du G8 qui aura lieu en Irlande du Nord la semaine prochaine. A cette occasion, des militants de la transparence publient les premiers résultats de l’Open Data Census, un effort global de recensement des principaux jeux de données publiques. Même si beaucoup de progrès ont été réalisés, les résultats montrent clairement que parmi les pays du G8 beaucoup de choses restent encore à faire pour véritablement atteindre une pleine transparence.

En occupant le 13e rang, la Suisse se trouve en milieu de classement des pays du G8, soit juste devant l’Italie. Grâce à l’engagement de la communauté et aux efforts entrepris au niveau fédéral, la Suisse continue de progresser, comme le montre les premiers résultats. Des problèmes subsistent cependant dans l’ouverture du registre des entreprises, de données budgétaires et des finances publiques. Avec le lancement futur du portail de données de l’administration fédérale prévu pour le mois de septembre lors de la conférence de l’Open Knowledge à Genève, la Suisse franchira une nouvelle étape d’importance dans l’ouverture de ses données publiques. Il reste cependant encore beaucoup à faire pour permettre un accès généralisé aux données publiques, seule voie possible vers une pleine transparence.

OpenDataCensusL’Open Data Census est un projet initié par l’Open Knowledge Foundation et mise en œuvre grâce au travail d’un réseau d’experts locaux, dont l’association Opendata.ch pour la Suisse. L’objectif est de mesurer l’ouverture des données publiques dans 10 domaines clés. Certain jeux de données (comme les dépenses publiques ou les résultats d’élections) sont essentiels pour permettre une véritable transparence des Etats. D’autres encore (comme les cartes géographiques ou les horaires des transports publics) sont indispensables pour fournir aux citoyens des services publics de qualité. Les résultats complets du recensement seront publiés plus tard dans l’année.

Les résultats provisoires montrent que même si l’Angleterre, les Etats-Unis et la France (les trois premiers du classement parmi les membres du G8) ont réalisés d’important progrès dans l’ouverture de jeux de données publics d’importance, tous trois ont encore du travail à accomplir. Par exemple, mise à part l’Allemagne, les données sur les codes postaux, information essentielle pour la majorité des applications de géo-localisation, restent toujours inaccessibles. Aucun des membres du G8 n’atteint le score maximum pour les données sur le registre des entreprises. En France ces données sont par exemple toujours soumises à une redevance. Enfin, la Russie est le seul pays du G8 à n’avoir publié aucun jeu de données inclus dans l’Open Data Census.

Les résultats complets pour les pays du G8 sont en ligne à l’adresse : http://census.okfn.org/g8/

CITATIONS

Rufus Pollock, fondateur de l’Open Knowledge Foundation, a déclaré:

«Nous sommes ravis que de nombreux pays du G8 manifestent leur soutien à l’Open Data. Cependant les résultats montrent que nous sommes encore loin des résultats promis. Nous demandons aux membres du G8 de tenir leurs engagements et d’assumer leur rôle de leader dans l’ouverture des données publiques afin de permettre une réelle transparence et de rendre les Etats plus responsables.»

Andrew Stott, ancien directeur du gouvernement britannique pour la transparence et l’engagement numérique, siègant actuellement au Conseil de transparence dans le secteur publique du Royaume-Uni, ajoute:

«Ce travail de l’Open Knowledge Foundation mesurant la mise en œuvre de l’ouverture des données les plus importantes est excellent. Cela nous montre les progrès réalisés ces dernières années et surtout cela met en lumière les choses restant encore à faire, permettant ainsi aux Etats de mieux cibler leurs efforts.»

Chris Taggart de OpenCorporates, la plus grande base de données sur les corporations, a déclaré:

«Les registres de commerce sont des sources d’information publique fondamentales nous informant de manière précise sur la création et l’existence de sociétés. Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où les grandes sociétés peuvent former en réseaux opaques de milliers d’entreprises interdépendantes. Cela rend l’examen de la concurrence déloyale, du blanchiment d’argent ou de la corruption extrèment difficile. Les fraudeurs utilisent régulièrement ces réseaux de sociétés comme façade pour masquer et déplacer de l’argent. Dans ce contexte, il est essentiel que l’accès aux informations légales soit librement disponible et publié dans des formats réutilisables. Les résultats actuels du recensement Open Data montre que cela n’est pas encore le cas dans la pluspart des grandes nations.»

André Golliez, président de Opendata.ch nous rappelle que

«l’Open Data et la transparence sont des tendances internationales sur le long terme que la Suisse ne peut pas ignorer. La comparaison internationale montre qu’il existe en Suisse une réelle volonté d’ouverture des données publiques. Le processus est déjà engagé. Il est cependant essentiel que les politiques suisses expriment une volonté claire d’ouverture et surtout définice des modalités de mise en œuvre concrète dans nos administrations.»

Hannes Gassert, co-fondateur de Opendata.ch ajoute:

«Fidèle à sa réputation d’excellence, la Suisse possède des données d’une très grande qualité. De plus notre culture politique participative offre un excellent point de départ pour une véritable mise en œuvre d’une ouverture des données publiques. A condition bien sûre qu’une véritable volonté politique existe.»

CONTACT

Pour toutes informations complémentaires sur l’association Opendata.ch, n’hésitez pas à nous contacter: info@opendata.ch / + 41 79 351 84 82 / Opendata.ch, Postfach 2322, 8033 Zürich

Pour tout renseignement sur l’Open Knowledge Foundation, veuillez contacter: press@okfn.org / +44 7795 176976
The Open Knowledge Foundation, St John’s Innovation Centre, Cowley Road, Cambridge, CB4 0WS UK.

Publié dans Evènements, International, Presse | Mots-clefs : , , , | Laisser un commentaire

Urban Data Challenge: l’innovation au service de l’urbanisme et des transports publics

Lancé début février à Genève, lors de la conférence Lift, l’Urban Data Challenge s’est attaqué aux divers problématiques et défis auquels sont confrontés les transports publics de nos villes.

Plus de 60 designers, programmeurs, et artistes venus de Zurich, Genève, San Francisco, Seattle, New York, Paris et Singapour ont pris part au concourt co-organisé par swissnex San Francisco, GAFFTA, Lift et OpenData.ch. Partant de jeux de données prédéfinis mis à disposition par les transports publics des villes de San Francisco, Genève et Zürich, les participants avaient pour mission d’imaginer des applications et des visualisations innovantes autour des différents aspects liés aux transports publics. C’est pas moins de 21 projets qui ont été soumis au jury dont les meilleurs ont été primés lors d’une cérémonie officielle le 6. avril dernier à San Francisco.

Les choses ne se sont pas arrêtées avec la fin du Challenge. Plusieurs initiatives ont vu le jour. En voici un bref aperçu:

TransitVis

largeIcon

TransitVis a obtenu une troisième place à l’Urban Data Challenge. Michael Dougherty et Steve Gifford ont réussi avec un timing parfait en rendant disponible sur l’app store leur application iPad le jour même de la cérémonie de remise des prix. Les données peuvent être téléchargées dans un deuxième temps.

« What’s next for TransitVis, you might ask? All the interesting technology is in WhirlyGlobe-Maply so that’ll be popping up in client projects. For the app itself… we’ll wait to see if anyone uses TransitVis for anything and go from there. »

Genève transit simulator

onemaponeweek

L’application One Map, One Week in Public Transit de Vasile Cotovanu et Robert Ille a reçu une mention honorable à l’Urban Data Challenge. Le 18 avril le projet était promu « Map Of The Week » sur Google Geo Developers Blog. Les performances de la fonctionnalité Google Map « Symbols on Polylines » ont été specialement saluées:

« The map uses Symbols on Polylines to display the predicted motion of the tram or bus. It uses a ‘mouseover’ event on each of the markers to open an div element displaying more information. … It’s a nice demonstration of the power of our Symbols on Polylines and the power of public data in conjunction with maps. »

Les transports publics genevois et zurichois vont-ils bientôt ouvrir leurs données ?

panel

Il semblerait que l’Urban Data Challenge ait eu également une impacte positive sur les fournisseurs de données. En effet, en plus des TPG à Genève, qui avaient déjà avant le défi annoncés leur intention de rendre accessible leur API, c’est au tour de VBZ à Zurich d’envisager dans un avenir proche l’ouverture de leur données. Selon Antoine Stroh des TPG a Genève, leur API devrait être accessible en Juin/Juillet 2013.

Rendez-vous à l’OKCon 2013 le 17 et 18 Septembre à Genève !
Après la remise des prix au début du mois d’avril à San Francisco, une présentation publique des lauréats de Urban Data Challenge est également prévue du côté suisse cet automne pendant la conference OKCon 2013 , qui aura lieu à Genève le 17 et 18 Septembre 2013.

Pour rappel la liste des gagnants:

Grand Prize

Dots on the Bus

Second Prizes

Transit Quality + Equity

Frustration Index

Third Prizes

A City’s Heartbeat

TransitVis

Urban Bus Races

Honorable Mentions

Breakpoints

Buzz Stop

MetroMapperSF

One Map, One Week in Public Transit

Reliable + Pleasant Transit

Transit Patterns

Urban Data Response

D’autres articles sur le sujet:

Ariel Schwartz: 3 Creative Ways To Visualize Urban Public Transportation

Fumi: Urban Data Challenge

Lift: Winning the Urban Data Challenge

Flickr: Urban Data Challenge Awards

Urban Data Challenge dans la presse:

The Frustration of San Francisco’s Mass-Transit Riders, Visualized

Un concours récompense les meilleures applications sur les transports publics

TeamUP wins third prize in Urban Data Challenge

Publié dans Evènements | Laisser un commentaire

Conférence Open Knowledge 2013

okcon-fr

La Conférence Open Knowledge 2013 (OKCon) aura lieu du 17 au 18 Septembre 2013 à Genève. Elle est co-organisée par l’Open Knowledge Foundation et l’association Opendata.ch sous le parrainage du conseiller fédéral Alain Berset.

La conférence OKCon est un évenement international de référence sur la thèmatique de l’ouverture des données (Open Data) et des connaissances libres (Open Knowledge) depuis 2005. Des intervenants internationalement connus tels que Tim Berners-Lee, inventeur du World Wide Web, Hans Rosling de Gapminder, Brewster Kahle de l’Internet Archive ou Ellen Miller de la Sunlight Foundation y ont pris part dans les précédentes éditions. L’année dernière la conférence a réuni près de 1000 participants provenant de 50 pays différents à Helsinki.

L’évènement OKCon de cette année, situé à Genève, siège des Nations Unies et de nombreuses organisations internationales, mettra l’accent sur la coordination et le renforcement des politiques publiques du monde entier pour soutenir un écosystème véritablement global et interconnecté des diverses initiatives Open Data.

Ces dernières années le mouvement Open Data a connu une montée en puissance extraordinaire en passant de quelques initiatives éparses à plusieurs centaines de projets gouvernementaux visant à ouvrir des masses impressionnantes de données dans des domaines aussi divers que la recherche, la culture et le développement. OKCon 2013 tentera de mieux comprendre non seulement l’essor géographique des initiatives OpenData, mais aussi leur extension à de nouveaux domaines.

OKCon 2013 mettra l’accent cette année sur les thématiques suivantes:

  • Comment élargir le mouvement Open Data? La question touche non seulement l’aspect géographique, mais surtout les thématiques et les domaines traités. Par exemple, si l’ouverture des données publiques devient un acquis pour la plupart des administrations nationales, les entreprises privées, elles, commencent à peine à s’y interesser. De même, si dans certains domaines de la recherche fondamentale tels que la génomique, l’ouverture des données va de soi, pour de  nombreux autres secteurs elle reste encore peu répandue.

  • Comment l’ouverture des données peut-elle être renforcée? Il s’agit bien entendu non seulement de démarrer l’ouverture des données dès aujourd’hui, mais aussi de soutenir cette initiative sur le long terme. Comment rendre possible la pleine intégration de cette démarche dans les processus et les politiques d’aujourd’hui et demain? Par exemple, bien que de nombreux gouvernements aient signé un accord pour l’ouverture des données publiques et annoncé des initiatives de type Open Data, on constate que, dans de nombreux cas, la quantité et la qualité de données effectivement ouvertes reste limitée.

  • Comment s’assurer que l’écosystème des divers acteurs de l’Open Data reste ouvert et connecté? Les avantages liés à l’ouverture des données peuvent voir leur potentiel fortement diminué si celles-ci restent cloisonnées dans des silos isolés — qu’ils soient juridiques, techniques ou sociaux. Dans un monde globalisé, les données ouvertes ne doivent pas s’arrêter aux frontières d’un pays ou aux limites d’une organisation. Au travers de normes communes et d’infrastructures interopérables, les données ouvertes doivent s’étendre d’un pays à l’autre, d’une institution à l’autre.

Tous les experts en données, developpeurs, scientifiques, designers, étudiants et acteurs politiques au niveau suisse, européen et international sont attendus à Genève pour cette nouvelle édition OKCon 2013.

Publié dans Administration fédérale, Evènements, International, Open Gov Data | Laisser un commentaire

4ème atelier make.opendata.ch le 22-23 mars 2013 à Sierre et Berne sur le thème des finances publiques

Nos administrations regorgent de données publiques largement sous-exploitées dans des domaines aussi divers que l’aménagement du territoire, la mobilité, le tourisme, l’énergie, la santé ou les finances publiques. Amorcé aux États-Unis il y a de cela une dizaine d’années, le mouvement Opendata vise à exploiter le potentiel dormant de ces données publiques en les rendant facilement accessibles, permettant ainsi aux citoyens et aux entreprises d’imaginer de nouveaux services. C’est précisément cette réutilisation des données publiques qui est au centre des ateliers make.opendata.ch. Pour sa 4ème édition, en collaboration avec la HES-SO Valais-Wallis et l’université de Berne, les 22 et 23 mars 2013, développeurs, designers, journalistes et citoyens porteurs d’idées se retrouveront au TechnoArk de Sierre et à l’université de Berne afin d’imaginer ensemble de nouvelles applications innovantes.

Le prochain atelier make.opendata.ch va s’attaquer au vaste problème de l’argent et des finances publiques. Pour cette 4ème édition, deux sessions auront lieu en parallèle à Berne et à Sierre. A cette occasion, développeurs, journalistes, graphistes et citoyens porteurs d’idées imagineront ensemble des solutions informatiques innovantes permettant plus de transparence et de participation dans nos finances publiques. Et tout cela autour des données ouvertes déjà disponibles!

Bern Open Budget

L’application web Bern Open Budget (image ci-dessus) donne une bonne idée de ce qui peut-être réalisé dans le cadre d’un atelier make.opendata.ch. Deux autres exemples emblématiques dans le domaine des finances publiques sont la visualisation du budget américain pour l’année 2013 publiée par le New York Times ainsi que la désormais classique application anglaise  Where does my money go ?.

Durant ces deux jours, les participants s’attelleront à créer des prototypes qui permettront à tout un chacun, et plus particulièrement au monde politique, une prise de conscience de l’énorme potentiel inexploité que revêtent ces données publiques.

Afin d’atteindre ce but, il s’agira pour les équipes formées pour l’occasion de trouver les informations nécessaires à la concrétisation de leurs idées, puis de développer des solutions innovantes utilisant les données disponibles. Le tout se matérialisera dans des prototypes fonctionnels, des sites web, des applications mobiles, ou des descriptions avancées de projets. Car lors d’un atelier make.opendata.ch, tout un chacun participe à un processus de co-création générant une forte motivation!

Une première en Valais

Cette édition romande de mars 2013 sera co-organisée par la HES-SO Valais-Wallis et se déroulera au TechnoArk de Sierre, site technologique dédié aux sciences de l’informatique et de la communication (TIC). Cet atelier s’intéressera tout particulièrement à l’ouverture des données relatives aux finances publiques dans les domaines de l’énergie et du tourisme, thèmes chers au Valais.

Mais concrètement, qu’est-ce qu’un tel événement peut apporter? Prenons le cas d’une hypothétique votation sur les redevances hydrauliques. Avant de se décider, le citoyen aimerait comprendre comment le système fonctionne, où se trouvent physiquement les barrages, quelle est leur capacité ou leur production d’énergie, combien rapporte actuellement ces redevances, etc. Des questions légitimes dont les réponses devraient être accessibles à tous. En ouvrant les données des administrations publiques, chacun pourrait trouver l’information qui l’intéresse et ainsi se forger sa propre opinion. Au delà de l’aspect descriptif, on peut aussi imaginer un site qui simule les effets financiers de la votation et rend lisible la décision sur une carte interactive accessible à toutes les parties.

La HES-SO Valais-Wallis au service de l’innovation

De par sa mission de recherche appliquée et transmission de savoirs vers les entreprises, la HES-SO Valais-Wallis, et plus particulièrement ses instituts de recherche en informatique de gestion, en tourisme ainsi qu’en entrepreneurship et management, a saisi le défi de co-organiser cette édition valaisanne de make.opendata.ch. En effet, l’exploration de ces données publiques peut très certainement permettre le développement de services innovants et ainsi créer de nouvelles opportunités d’affaires pour les entreprises de la région.

En plus des différents collaborateurs issus des instituts de recherche, une classe de 3ème année en informatique de gestion prendra part à la journée du vendredi. Une occasion unique pour eux d’exercer leurs talents professionnels afin de développer des prototypes de services.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire dès maintenant sur le site make.opendata.ch. La participation est gratuite et la restauration durant l’événement est offerte.

Pour de plus amples informations:

Sierre :

  • antoine.logean@opendata.ch, +41 79 351 84 82
  • alexandre.cotting@hevs.ch, +41 79 408 54 53

Berne :

  • matthias.stuermer@opendata.ch, +41 76 368 81 65
Publié dans Evènements | Laisser un commentaire

Une mobilité plus intelligente grâce à l’Open Data ?

Le 30 et 31 mars 2012, le deuxième campus Open Data de Suisse fera se rencontrer penseurs et créateurs autour du thème de la mobilité. make.opendata.ch est un atelier expérimental où durant 2 jours informaticiens, journalistes, designers et citoyens porteurs d’idées exploreront les potentialités offertes par le développement rapide de solutions nouvelles et innovantes à partir des données publiques sur le thème de la mobilité.

Après le succès du premier campus make.opendata.ch qui c’est déroulé au mois de septembre dernier, l’association opendata.ch organise les 30 et 31 mars prochains un deuxième campus, cette fois sur le thème de la mobilité.

Comment maîtriser au mieux les fluctuations du trafic tout en respectant l’environnement (densité des flux, consommation des ressources, nuisances sonores, émissions polluantes …) et la sécurité (accidents de la circulation)? Comment concilier les besoins croissants de mobilité (mobilité douce, piétons, vélos, transports publics, transports individuels motorisés, stationnements,…) avec le maintien d’un habitat attractif et d’un environnement sain, afin de préserver, voire améliorer, nos conditions de vie ? Voilà le genre de problèmes auxquels les participants pourront s’atteler afin de tenter d’apporter des éléments concrets de réponses.

Le campus make.opendata.ch se déroulera de manière conjointe sur Genève à la Haute école d’art et de design – Genève (HEAD) et Zurich (Falcone). Chacun de ces sites offrira un espace d’échange et de discussion ainsi que l’infrastructure nécessaire à l’expérimentation et à la visualisation de données.

Le campus make.opendata.ch est organisé par l’association Opendata.ch, l’initiative suisse Open Data rattachée à /ch/open (Swiss Open Systems User Group) et SI (L’association professionnelle et spécialisée de l’informatique en Suisse).

make.opendata.ch est une initiative politiquement indépendante qui n’est liée à aucun parti ou source de financement.

Les personnes intéressées peuvent s’inscrire sur le site make.opendata.ch. La participation est gratuite et la restauration durant l’événement est offerte.

Contact pour la Suisse Romande: Antoine Logean, 079 351 84 82

Publié dans Evènements | Laisser un commentaire

Ouverture des données publiques en Suisse : parlementaires et développeurs unissent leurs forces

Faisant suite au trois interpellations (1, 2, 3) sur l’ouverture des données publiques (Open Government Data)  lancées par le groupe parlementaire pour une informatique durable, le Conseil Fédéral se montre clairement en faveur du mouvement mais reste cependant relativement vague sur les modalités concrètes de mise en oeuvre d’une ouverture des données. Les conseillères nationales Edith-Graf-Litscher (PS) et Kathy Riklin (PDC) ainsi que le conseiller national Christian Wasserfallen (PLR) ont ainsi soumis une nouvelle motion et deux nouveaux postulats (4,5) visant à définir de manière plus précise la mise en œuvre d’une ouverture des données publiques.

Parallèlement s’est déroulé début octobre le premier  campus suisse make.opendata.ch. Près de 120 développeurs, designers et citoyens porteurs d’idées se sont retrouvés à Lausanne et Zurich pour, durant deux jours, développer de nouvelles applications permettant une mise en valeur des données publiques déjà disponibles.

L’ouverture des données publiques (Open Government Data)  possède d’énormes potentialités encore largement inexploitées en Suisse. Elle permet d’une part d’accroître la  transparence de l’Etat et de son fonctionnement et d’autre part de stimuler l’innovation en permettant la création de nouveaux services. La conseillère nationale Edith Graf-Litscher demande, dans sa nouvelle motion, la création d’un répertoire central regroupant les différents jeux de données aux mains de la Confédération. Une telle plate-forme faciliterait grandement la recherche et l’accès à ces données publiques. Pour justifier sa motion, Graf-Litscher ajoute : « Des expériences similaires effectuées dans d’autres pays montrent que l’utilisation par les acteurs économiques des sources de données publiques ne démarre vraiment qu’après la création d’un répertoire  national. Les bases juridiques permettant une ouverture des données publiques existent déjà. De plus, les coûts liés à la création d’une telle plate-forme sont modestes si on les met en relation avec l’énorme potentiel socio-économique en découlant. Je m’attends par conséquent à une mise en oeuvre rapide de l’Open Government Data en Suisse. »

« Afin d’utiliser au mieux les potentialités du mouvement Open Government Data, il est nécessaire de disposer d’un plan d’action permettant au divers acteurs de l’administration fédérale de coordonner leurs actions. » ajoute Kathy Riklin. Dans son nouveau postulat, Riklin attends du conseil fédéral pour la mi-2012  « une analyse des différents jeux de données (actuels et archivés) susceptibles d’être ouvert, une estimation des avantages et des risques liés à leur ouverture ainsi que d’un plan d’action ». Riklin ajoute « la Suisse possède peu de ressources naturelles. Cependant l’utilisation innovante des données publiques par des développeurs, des designers, des journalistes et de simples citoyens motivés peu être source de croissance économique. »

Pour Christian Wasserfallen il est clair que l’ouverture des données publiques ainsi que leur usage sera, dans les années à venir, au coeur du développement d’une “cyberadministration” (E-Government). Il demande dans son postulat que la stratégie de réalisation d’un E-Government soit adaptée et complétée : « l’ouverture des données publiques permet une plus grande transparence et efficacité des activités et des processus liés au fonctionnement de l’Etat. La mise en libre accès de données relatives au fonctionnement de l’Etat facilite la mesure et la comparaison des performances des diverses administrations gouvernementales. Tous les acteurs de la société y sont gagnants. »

Conjointement à ces actions parlementaires, développeurs, journalistes, designers et citoyens engagés se sont retrouvés le 30 septembre et le 1 octobre pour un premier campus make.opendata.ch. Deux jours durant, sur les sites de Zurich (ZHdK) et de Lausanne (EPFL), près de 120 professionnels des médias, des branches techniques et artistiques ont travaillés ensemble à l’analyse et à la visualisation de données déjà existantes avec comme objectif la création de nouvelles applications internet (« web apps ») offrant de nouveaux services utiles aux citoyens.  A titre d’exemple les projets suivants ont vu le jour durant le campus: visualisation des sites militaires contaminés, mise en évidence de la consommation d’énergie des bâtiments de la ville de Lausanne (« Ma rue est-elle verte? »),  visualisation des mesure de radioactivité sur le territoire suisse. Cet évènement montre de manière significative comment, parallèlement aux mécanismes classiques de la démocratie directe,  l’ouverture des données publiques peut donner naissance à de nouveaux canaux d’information citoyenne.

Le partenariat avec les autorités fût également un succès à l’exemple du sponsoring de l’initiative eZurich de la ville de Zurich ou à la mise à disposition de donnée par la ville de Lausanne.

De plus amples informations peuvent être trouvées sur la wiki make.opendata.ch, par la mailing list opendata.ch ou simplement en nous contactant.

Encore un grand merci à tous nos sponsors EPFLZHdKeZü­richLiip et  Swiss­nex San Francisco.

Divers réactions sur la toile:

Publié dans Evènements, Open Gov Data | Mots-clefs : , | Laisser un commentaire