COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU GROUPE PARLEMENTAIRE POUR UNE INFORMATIQUE DURABLE (PDF, ODT, DOC)
Hier soir, dans le cadre d’un souper du groupe parlementaire pour l’informatique durable à l’Hôtel Bern, des conseillers nationaux et aux états, des conseillers d’état, ainsi que de nombreux responsables de l’informatique de la Confédération et des cantons se sont informés à propos de projets de logiciels libres renommés, comme les migrations du Tribunal Fédéral, du canton de Soleure, ainsi que celle de la ville de Munich.
Christian Wasserfallen – co-président du groupe et conseiller national du canton de Berne – ouvre, enthousiaste, le souper du groupe parlementaire pour une informatique durable et souhaite la bienvenue à tous les participants. Autour de la table sont réunis, entre autres, des politiciens tels que Luc Recordon et Robert Cramer, conseillers dans les cantons de Vaud et de Genève. Nous trouvons aussi des responsables de l’administration, comme le directeur de l’Office Fédéral de l’Informatique et de la Télécommunication (OFIT), Marius Redli, et le président général du Tribunal Fédéral, Paul Tschümperlin. À la fin de la soirée, Edith Graf-Litscher – co-présidente du groupe – tire la conclusion politique. Elle met en évidence les chances des logiciels libres pour traiter les biens numériques d’une manière durable, indiquant que, pour utiliser tout le potentiel disponible, il faudra un soutien politique et une mise en application au sein de l’administration.
Auparavant, les responsables du Tribunal Fédéral, du canton de Soleure et de la ville de Munich ont présenté les développements actuels de leurs projets de migration aux logiciels libres. Daniel Brunner, directeur suppléant des Services Informatiques du Tribunal Fédéral, a expliqué la stratégie en place depuis huit ans pour l’utilisation de standards ouverts et de logiciels libres. Durant sa présentation, il a particulièrement mis en avant l’audit positif de KPMG de l’an dernier. Celui-ci indique que le recours à des solutions libres comme OpenOffice.org, Evolution, Firefox, et Alfresco s’avère très économe et orienté vers l’avenir. D’un autre côté, la migration prévue par le Service Informatique du Tribunal Fédéral Administratif donne matière à réflexion. En effet, ce-dernier va retourner à une solution propriétaire basée sur la plateforme Microsoft. De plus, les coûts prévus selon le budget 2010 indiquent un surcoût total de 7 millions de francs, correspondant à 65% des frais de fonctionnement annuel du Tribunal Fédéral. Ajoutée à cela, cette séparation des services informatiques des deux tribunaux impliquera la fin d’une synergie et une perte estimée à 1.8 millions de francs.
Le deuxième projet basé sur des logiciels libres a été présenté par Kurt Bader, directeur du service informatique du canton de Soleure. Les différents avantages des logiciels libres présentés, tels que la réduction de la dépendance à un éditeur, la réduction de la dépendance technique à une plateforme, ainsi que leurs coûts réduits ont montrés clairement qu’aucune critique ne peut être formulée, tant au niveau technique qu’au point de vue financier. Ce dernier point a été prouvé par l’évolution des budgets IT des six dernières années, qui malgré le renchérissement et l’introduction de nouveaux logiciels ont diminués.
Florian Schliessl de la ville de Munich a donné un aperçu de la migration à GNU/Linux sur les postes fixes. Il a particulièrement insisté sur l’évaluation pragmatique qui a guidé l’étude préliminaire au projet de migration. Le but était de trouver une solution économe, tout en réduisant au maximum les dépendances. Plusieurs expertises externes ont conclu que les solutions basées sur des logiciels libres étaient les meilleures pour atteindre les objectifs souhaités. C’est pour cela que la ville a pris la voie des logiciels libres. Aujourd’hui déjà, plus de 14’000 places de travail de l’administration fonctionnent avec OpenOffice.org et 2’200 ont migré à GNU/Linux.