
Diffusion de l'Open Source en Suisse: top dans l'économie (rang 9), flop dans l'administration (rang 34)
L’université Georgia Tech et le prestataire de services Linux Red Hat ont publié récemment une étude scientifique intitulée «Open Source Software Potential Index». Cette étude fait ressortir les activités et le potentiel dans le domaine des logiciels libres, et permet ainsi d’intéressantes comparaisons.
Les données géographiques traitées permettent de visualiser la diffusion des logiciels libres dans l’administration, l’économie privée et la communauté. La publication académique jointe permet de tirer des déductions supplémentaires en s’appuyant sur une masse de données considérable.
Le secrétariat du Groupe parlementaire pour une informatique durable a retravaillé les données synthétisées du classement des pays, et les a mis à disposition en ligne (PDF, ODS, XLS). Sous cet angle, il est apparu comme une évidence : la Suisse se situe bien derrière d’autres états à la situation comparable. La Suisse a la place 22 (sur 75) dans le classement général concernant l’adoption des logiciels libres. Compte tenu de la 7e place dans le classement « ICT Environment », ceci est surprenant. Mais la raison saute aux yeux: en ce qui concerne la diffusion des logiciels libres dans les administrations publiques, la Suisse est à la place 34, ce qui la positionne (avec d’autres pays) à l’avant-dernière place mondiale.
L’étude le montre clairement: les entreprises suisses utilisent clairement des logiciels libres, l’Etat par contre, est un peu un pays en voies de développement concernant les logiciels libres. L’économie locale et l’administration se sont développées de manière disjointe, et ceci au détriment de l’informatique durable. Ce blog continuera de rapporter les offensives au Parlement, ainsi que les prochains épisodes juridiques de RedHat et de ses coalliés au Tribunal Fédéral.

